Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale,
Tu masques ton visage en lisant ton journal,
Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro.
Les gens ne te touchent pas, faut faire le premier pas.
Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle.
Impossible d'avancer sans ton gilet pare-balles.
Tu voudrais donner des yeux à la justice
Impossible de violer cette femme pleine de vices.
Antisocial, tu perds ton sang-froid.
Repense à toutes ces années de service.
Antisocial, bientôt les années de sévices,
Enfin, le temps perdu qu'on ne rattrape plus.
Ecraser les gens est devenu ton passe-temps.
En les éclaboussant, tu deviens gênant.
Dans ton désespoir, il reste un peu d'espoir
Celui de voir les gens sans fard et moins bâtards.
Mais cesse de faire le point, serre plutôt les poings,
Bouge de ta retraite, ta conduite est trop parfaite
Relève la gueule, je suis là, t'es pas seul
Ceux qui hier t'enviaient, aujourd'hui te jugeraient.
Antisocial, tu perds ton sang-froid.
Repense à toutes ces années de service.
Antisocial, bientôt les années de sévices,
Enfin, le temps perdu qu'on ne rattrape plus.
Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale,
Tu masques ton visage en lisant ton journal,
Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro.
Les gens ne te touchent pas, faut faire le premier pas.
Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle.
Impossible d'avancer sans ton gilet pare-balles.
Tu voudrais donner des yeux à la justice
Impossible de violer cette femme pleine de vices.
Antisocial, tu perds ton sang-froid.
Repense à toutes ces années de service.
Antisocial, bientôt les années de sévices,
Enfin, le temps perdu qu'on ne rattrape plus.
SVEN KIEBOOMS, 20 ANS, 1M88, DE NIVELLES (BELGIQUE)
ÉTUDIANT EN DROIT À L'UNIVERSITÉ CATHOLIQUE DE LOUVAIN
SECOND AU CONCOURS INTERNATIONAL BEST MODEL OF THE WORLD
J'ai avalé une fameuse gorgée de poison. — Trois fois béni soit le conseil qui m'est arrivé! — Les entrailles me brûlent. La violence du venin tord mes membres, me rend difforme, me terrasse. Je meurs de soif, j'étouffe, je ne puis crier. C'est l'enfer, l'éternelle peine! Voyez comme le feu se relève! Je brûle comme il faut. Va, démon !
J'avais entrevu la conversion au bien et au bonheur, le salut. Puis-je décrire la vision, l'air de l'enfer ne soufre pas les hymnes ! C'était des millions de créatures charmantes, un suave concert spirituel, la force et la paix, les nobles ambitions, que sais-je ?
Les nobles ambitions !
Et c'est encore la vie ! — Si la damnation est éternelle ! Un homme qui veut se mutiler est bien damné, n'est-ce pas? Je me crois en enfer, donc j'y suis. C'est l'exécution du catéchisme. Je suis esclave de mon baptême. Parents, vous avez fait mon malheur et vous avez fait le vôtre. Pauvre innocent ! — L'enfer ne peut attaquer les païens. — C'est la vie encore ! Plus tard, les délices de la damnation seront plus profondes. Un crime, vite, que je tombe au néant, de par la loi humaine.
Tais-toi, mais tais-toi!... C'est la honte, le reproche, ici : Satan qui dit que le feu est ignoble, que ma colère est affreusement sotte. — Assez!... Des erreurs qu'on me souffle, magies, parfums, faux, musiques puériles. — Et dire que je tiens la vérité, que je vois la justice : j'ai un jugement sain et arrêté, je suis prêt pour la perfection... Orgueil. — La peau de ma tête se dessèche. Pitié ! Seigneur, j'ai peur. J'ai soif, si soif ! Ah ! l'enfance, l'herbe, la pluie, le lac sur les pierres, le clair de lune quand le clocher sonnait douze... le diable est au clocher, à cette heure. Marie ! Sainte-Vierge !... — Horreur de ma bêtise.
Là-bas, ne sont-ce pas des âmes honnêtes, qui me veulent du bien... Venez... J'ai un oreiller sur la bouche, elles ne m'entendent pas, ce sont des fantômes. Puis, jamais personne ne pense à autrui. Qu'on n'approche pas. Je sens le roussi, c'est certain.
Les hallucinations sont innombrables. C'est bien ce que j'ai toujours eu : plus de foi en l'histoire, l'oubli des principes. Je m'en tairai : poètes et visionnaires seraient jaloux. Je suis mille fois le plus riche, soyons avare comme la mer.
Ah ça ! l'horloge de la vie s'est arrêtée tout à l'heure. Je ne suis plus au monde. — La théologie est sérieuse, l'enfer est certainement en bas — et le ciel en haut. — Extase, cauchemar, sommeil dans un nid de flammes.
Que de malices dans l'attention dans la campagne... Satan, Ferdinand, court avec les graines sauvages... Jésus marche sur les ronces purpurines, sans les courber... Jésus marchait sur les eaux irritées. La lanterne nous le montra debout, blanc et des tresses brunes, au flanc d'une vague d'émeraude...
Je vais éveiller tous les mystères : mystères religieux ou naturels, mort, naissance, avenir, passé, cosmogonie, néant. Je suis maître en fantasmagories.
Écoutez!...
J'ai tous les talents! — Il n'y a personne ici et il y a quelqu'un : je ne voudrais pas répandre mon trésor. — Veut-on des chants nègres, des danses de houris ? Veut-on que je disparaisse, que je plonge à la recherche de l'anneau ? Veut-on ? Je ferai de l'or, des remèdes.
Fiez-vous donc à moi, la foi soulage, guide, guérit. Tous, venez, — même les petits enfants, — que je vous console, qu'on répande pour vous son cœur, — le cœur merveilleux! — Pauvres hommes, travailleurs ! Je ne demande pas de prières ; avec votre confiance seulement, je serai heureux.
— Et pensons à moi. Ceci me fait peu regretter le monde. J'ai de la chance de ne pas souffrir plus. Ma vie ne fut que folies douces, c'est regrettable.
Bah ! faisons toutes les grimaces imaginables.
Décidément, nous sommes hors du monde. Plus aucun son. Mon tact a disparu. Ah ! mon château, ma Saxe, mon bois de saules. Les soirs, les matins, les nuits, les jours... Suis-je las!
Je devrais avoir mon enfer pour la colère, mon enfer pour l'orgueil, — et l'enfer de la caresse ; un concert d'enfers.
Je meurs de lassitude. C'est le tombeau, je m'en vais aux vers, horreur de l'horreur ! Satan, farceur, tu veux me dissoudre, avec tes charmes. Je réclame. Je réclame ! un coup de fourche, une goutte de feu.
Ah ! remonter à la vie ! Jeter les yeux sur nos difformités. Et ce poison, ce baiser mille fois maudit ! Ma faiblesse, la cruauté du monde! Mon dieu, pitié, cachez-moi, je me tiens trop mal ! — Je suis caché et je ne le suis pas.
CONTRIBUTION DE NOTRE AIMABLE LECTORAT À L'OEUVRE MAJUSKULIENNE
NOTA BENE : BIDULE EST PEUT-ÊTRE UN MYTHOMANE PRÉTENTIEUX, MAIS IL SAIT RESTER COURTOIS. AINSI DONC, PAR COURTOISIE, BIDULE A ENTREPRIS DE MASQUER LE NOM DE SON INTERLOCUTEUR. CELA DIT, NOTRE AIMABLE LECTORAT EST VARIÉ ET NE PEUT PAS EN AUCUN CAS ÊTRE RÉDUIT À UN SEUL REPRÉSENTANT. NOUS PRÉSENTONS DÈS LORS TOUTES NOS EXCUSES À LA PARTIE DE NOTRE AIMABLE LECTORAT QUI, AU NOM DE LA COURTOISIE ET DE L'AMOUR ENTRE LES PEUPLES, SE TROUVE ICI INJUSTEMENT REPRÉSENTÉE.
***
NOTRE AIMABLE LECTORAT [NAL] - tu sais que tu me plais ?
MAJUSKULL - BIDULE PLAIT BEAUCOUP. C'EST NORMAL, PUISQU'IL N'EXISTE POINT.
NAL - oh si, que tu existes !
MAJUSKULL - IL N'EXISTE QUE SUR G.A.
NAL - ce qui me suffit...
MAJUSKULL - ALORS TOUT VA BIEN DANS LE MEILLEUR DES MONDES
***
NAL - bonsoir, ici ninuscule. ce que vous etes distant avec moi, je remarque. n'avez vous donc point envie de converser avec moi?
MAJUSKULL - NOUS NE SOMMES POINT LÀ POUR ÊTRE PROCHE OU DISTANT DE QUI QUE CE SOIT. PAR AILLEURS, IL EST VRAI QUE NOUS NE RAFFOLONS POINT DE DISCUSSION PAR L'ENTREMISE D'UN CHAT. N'Y VOYEZ DONC RIEN DE PERSONNEL. BON NOËL!
NAL - BON NOËL! [...] "IL EST VRAI QUE NOUS NE RAFFOLONS POINT DE DISCUSSION PAR L'ENTREMISE D'UN CHAT." Alors, pourquoi être sur ce site ???
MAJUSKULL - PARCE QUE LES CHATS, CA MIAULE. PARCE QUE CE SITE N'EST PAS UN SITE DE RENCONTRE, MAIS UN ENDROIT OU LES ARTICLES DE CERTAINS BLOGS SONT INTERESSANTS.
NAL - je comprends, désolé d'avoir dérangé son altesse sérénissime
***
NAL - ça y est, t'es amoureux ???
MAJUSKULL - "BIDULE AIME L'AMÛÛÛÛÛÛR ET L'AMÛÛÛÛÛÛR LE LUI REND BIEN..." MAIS BIDULE A UN UN COPAIN DEPUIS UN CERTAIN TEMPS.
NAL - je me doute, un mec aussi beau que toi, ça ne peut rester célibataire longtemps
MAJUSKULL - :-s NOUS N'AVONS POINT EU LE BONHEUR D'ÊTRE PRÉSENTÉ... NE TIREZ DONC POINT DE CONCLUSIONS DANS LE DOUTE.
NAL - il ne tient qu'à vous de vous présenter à moi
MAJUSKULL - POUR RAPPEL, NOUS NE POURSUIVONS POINT CE BUT.
NAL - j'ai envie de vous dire quelque chose qui me démange depuis un petit moment... mais je préfère me taire
MAJUSKULL - ALORS NE DITES POINT NON PLUS QUE VOUS AVEZ DES CHOSES À DIRE.
NAL - si, j'ai des choses à vous dire mais ma politesse naturelle m'empêche de les dire
MAJUSKULL - NOUS NE VOUDRIONS SURTOUT PAS QUE VOUS VOUS SENTIEZ FRUSTRÉ... SI VOUS PRÉFÉREZ VOUS TAIRE, ARRÊTEZ DONC D'ENTAMER LA CONVERSATION.
NAL - VAS TE FAIRE FOUTRE, PETIT CON PRETENTIEUX, NARCISSIQUE, EGOCENTRIQUE!
MAJUSKULL - ENFIN! VOUS Y ÊTES ARRIVÉ! SOYEZ HEUREUX DANS VOTRE VIE, VOUS AUSSI!
NAL - TROU DU CUL !
MAJUSKULL - NOUS NE VOUDRIONS POINT QUE VOUS PERDIEZ VOTRE TEMPS...
NAL - NON C'EST GRATUIT ET JE SUIS DE MAUVAIS POIL, JE TE DIS CE QUE JE PENSE DE TOI
MAJUSKULL - VOUS NE NOUS CONNAISSEZ PAS. VOUS INSULTEZ UN PERSONNAGE DE FICTION. MAIS SI CA PEUT AVOIR SUR VOUS UN EFFET CATHARTIQUE... FAITES VOUS PLAISIR!
NAL - QUEL PRETENTIEUX CE MYTHO!
***
BILAN
NOTRE AIMABLE LECTORAT A FINI PAR ADOPTER LES MAJUSCULES. CE QUI EST UN SIGNE INDÉNIABLE DE L'INFLUENCE GRANDISSANTE DE BIDULE SUR LE MONDE.
CELA DIT, SANS L'AVOIR CHERCHÉ, BIDULE SE SENT COMME ELISABETH TESSIER VERSION GRANDE ÉPOQUE... COMME QUOI, PARFOIS, DES GENS TROP "GENTILS" DONNENT ENVIE DE SE MONTRER COMPRÉHENSIF À L'ÉGARD DES TROP "MÉCHANTS".
OÙ BIDULE ABANDONNE LES MAJUSCULES POUR CITER RIMBAUD ET ENID STARKIE.
« Si Dieu m'accordait le calme céleste, aérien, la prière, — comme les anciens saints. — Les saints ! des forts ! les anachorètes, des artistes comme il n'en faut plus !
Farce continuelle ! Mon innocence ferait pleurer. La vie est la farce à mener par tous. »
Arthur Rimbaud, Une Saison en enfer, « Mauvais sang ».
***
En dépit de ce que [sa sœur Isabelle] veut nous faire croire, Rimbaud resta, jusqu’aux derniers jours, farouchement païen. Le docteur Beaudier, qui l’avait soigné à Roche, l’entendit prononcer plusieurs remarques au sujet de la religion qui ne permettent aucun doute à ce sujet. Par ailleurs, un vieux paysan du village, interrogé par R. Goffin, se souvenait que Rimbaud jurait comme un charretier et se moquait de lui parce qu’il assistait à la messe le dimanche.
Alors qu’elle restait le soir auprès d’Arthur, Isabelle amenait fréquemment la conversation sur la religion, évoquait avec insistance le mystère de la messe, la communion, les sacrements, la confession et le pardon des péchés. Elle décrivait la beauté de la grand-messe et de la bénédiction auxquelles elle avait assisté le dimanche, fête de la Sainte Vierge, dans la chapelle de l’hôpital. Il y avait bien longtemps , disait-elle, qu’elle n’avait assisté à une messe aussi belle, bien chantée par un chœur de jeunes filles, parfaitement servie par six jeunes garçons aux surplis de dentelle sur des soutanes d’un bleu céleste. Progressivement, elle entamait la résistance de son frère, au point que, le 28 octobre, moins de deux semaines avant sa mort, elle fut en mesure d’annoncer triomphalement à sa mère que son frère avait retrouvé la foi, et qu’il y avait un saint dans la famille :
« Dieu soit mille fois béni ! J’ai éprouvé dimanche le plus grand bonheur que je puisse avoir en ce monde. Ce n’est plus un pauvre malheureux réprouvé qui va mourir près de moi ; c’est un juste, un saint, un martyr, un élu ».
Isabelle Rimbaud avait mis à présent la touche finale à son œuvre ; avec l’arrogance d’une vraie Rimbaud, elle remettait au Créateur non pas un pécheur mais un catholique repentant et en état de grâce, un martyr et un saint ; c’était à elle et à elle seule que revenait le mérite de cette conversion.
Sur ce point crucial de la vie de Rimbaud, les opinions sont divisées et passionnées. Certains, avec Claudel, l’acceptent sans réserve et considère cette conversion comme la clé des Illuminations et l’épilogue d’Une Saison en enfer ; d’autres refusent de l’admettre. Toutefois, quelle que puisse être notre opinion sur la valeur spirituelle d’une conversion arrachée sur un lit de mort, il ne fait aucun doute que c’est de cette façon que Rimbaud fut converti. La lettre d’Isabelle, aussitôt après l’événement, a un ton de sincérité indubitable ; elle rapporte les dispositions d’esprit de Rimbaud de manière trop précise pour qu’elle l’ait inventé ; Isabelle ignorait tout, à l’époque, de l’œuvre de son frère. Cette lettre du 28 octobre 1891 n’a rien de commun avec les pages édifiantes publiées dans Rimbaud catholique en 1914.
Il y avait toujours eu chez Rimbaud une certaine religiosité et un profond désir de croire. Le conflit qui s’exprime dans Une Saison en enfer opposait la raison à ce désir de croire ; en accordant la victoire à la raison, il avait gardé « la liberté dans le salut ». Néanmoins, sans la foi, il était resté, toute sa vie, incomplet, imparfait, en quelque sorte comme s’il avait perdu un organe vital. Aussi n’est-on pas surpris qu’il ait cherché, au moment ultime, le secours de la religion.
Enid Starkie, Arthur Rimbaud,
(Traduit de l’anglais et commenté par Alain Borer),
Paris, Flammarion, 1982, P 496-497.
BIDULE PRÉSENTE SES EXCUSES À SON AIMABLE LECTORAT. UNE ERREUR S'EST EN EFFET MALENCONTREUSEMENT ET INSIDIEUSEMENT INFILTRÉE DANS NOTRE POST PRÉCÉDENT.
MONSIEUR CHADÉ ROEKAERTS,
DONT L'ANGÉLIQUE VISAGE EST REPRÉSENTÉ CI-DESSOUS
EST NÉ LE 18 AOÛT 1988
IL EST DONC MAJEUR.
SVEN KIEBOOMS, 20 ANS, 1M88, DE NIVELLES (BELGIQUE)
ÉTUDIANT EN DROIT À L'UNIVERSITÉ CATHOLIQUE DE LOUVAIN
SECOND AU CONCOURS INTERNATIONAL BEST MODEL OF THE WORLD
CHADÉ ROEKAERTS, 18 ANS, DE TIRLEMONT (BELGIQUE)
PREMIER AU CONCOURS INTERNATIONAL BEST MODEL OF THE WORLD CATÉGORIE "ESPOIR"
YouTube EST DÉCIDÉMENT BIEN L'ENDROIT OÙ SE CÔTOIENT LE PIRE ET LE MEILLEUR. ON Y CROISE DES CLIPS DE PROPAGANDE DE L'EXTRÊME DROITE, COMME DES REPORTAGES LA DÉNONCANT. À CHACUN D'Y FAIRE SON MARCHÉ...
JUSQU'À PRÉSENT, AU "HASARD" DE NOS CRITÈRES DE RECHERCHE, NOUS NE TOMBIONS GÉNÉRALEMENT QUE SUR DES REPORTAGES PLUTÔT FRÉQUENTABLES...
JUSQU'À CE QUE NOUS TOMBIONS SUR UNE DÉCLARATION DE JACQUES CHIRAC, MAIRE DE PARIS ET PRÉSIDENT DU RPR, DATANT DE 91.
[NOUS NE LE PUBLIONS PAS ICI POUR NE PAS SALIR NOTRE BLOG. EN VOICI JUSTE LE LIEN : [www]]
DANS UN PREMIER TEMPS OUTRÉ PAR LES PROPOS TENUS PAR CHIRAC, CONSTATANT QUE "LE BRUIT ET L'ODEUR" DE CHIRAC N'A RIEN À ENVIER AU "KÄRCHER" DE SARKOZY, NOUS AVONS ÉTÉ ÉCOEURÉ PAR LE COMMENTAIRE AJOUTÉ PAR L'INTERNAUTE QUI A PUBLIÉ CETTE MERDE. PLUTÔT QUE DE DÉNONCER LE RACISME DE CHIRAC, CELUI-CI LE TRAITE DE TRAITRE POUR N'AVOIR PAS EMPÊCHÉ LE REGROUPEMENT FAMILIAL ET LA "COLONISATION" DE L'EUROPE.
LA TÉLÉVISION, AVEC TOUS SES DÉFAUTS, ET SI ELLE EST DIRIGÉE PAR DES GENS HONNÊTES ET ÉDUQUÉS NE LAISSERAIT JAMAIS CE GENRE DE CLIP SANS ANALYSE ET SANS REMISE EN QUESTION.
SUR INTERNET, N'IMPORTE QUI PEUT DIRE N'IMPORTE QUOI EN NE S'ADRESSANT QU'À SA PROPRE COMMUNAUTÉ ET EN TOUTE IMPUNITÉ. C'EST LA LIBERTÉ DE PAROLE ABSOLUE...
MAIS AVEC QUELLES CONSÉQUENCES SUR LES CONSCIENCES PEU OU MAL ÉCLAIRÉES?
SOMMES-NOUS PATERNALISTE EN NOUS INQUIÉTANT DE LA CONSCIENCE DES "HUMBLES"?
MONSIEUR JOHN TROUVE QUE BIDULE MANQUE DE CULTURE UNDERWEARIENNE. D'APRÈS LUI, BIDULE SERAIT À METTRE DANS LE "SAC" DE CEUX QUI PORTENT DES SLIPS "CHIPPENDALES, SOIT : MODÈLE ENFANT/TAILLE ADULTE".
NOUS NE SAVONS PAS COMMENT PRENDRE LA CHOSE...
PAR CONTRE, NOUS APPRÉCIONS GRANDEMENT LE SITE QU'IL NOUS A CONSEILLÉ POUR FAIRE NOTRE ÉDUCATION SOUS-VESTIMENTAIRE...
APRÈS AVOIR TERMINÉ SES CORRECTIONS D'EXAMEN, PENSER À ENVOYER UN E-MAIL À M. COTTENJÉ DE DAUPHIN QUI A EU LA BONTÉ DE NOUS DEMANDER DE LE RECONTACTER...
POUR COMPRENDRE LES ENJEUX DU CANULAR DE LA RTBF DE MERCREDI DERNIER, IL PEUT ETRE UTILE DE SE RAPPELER LES ORIGINES DE LA FEDERALISATION DE L'ETAT BELGE.
Veuillez accepter les informations qui suivent. Ma foi m'oblige de vous mettre au courant de ce qui suit. Il est possible que des erreurs se soient glissées dans ce courrier, veuillez, le cas échéant, accepter mes humbles excuses.
Mon nom est Ruben Cottenjé de Dauphin. Né à Bruges, le 30 juin 1976. Depuis 2005, je suis président du Belgische Unie/Union Belge (BUB) pour Bruges et la Flandre Occidentale. Le BUB est un parti politique centriste qui s'applique à maintenir un Royaume de Belgique unifié. Le Royaume de Belgique, pour nous, est un symbole de tolérance et porte, avec Bruxelles, le coeur d'une Europe unifiée. Le BUB est le seul parti belge existant qui proclame sans hésitations des valeurs comme la tolérance, le pluralisme, l'humanisme, l'optimisme et le bien-être des citoyens.
Pourtant, je vis avec une peur.
Le Royaume de Belgique est malade et court un grand danger, qui pourrait à terme lui être fatal.
Pour vous éclairer et résumer la situation en quelques phrases, voici quelques faits marquants de la vie politique belge.
Depuis 1980 le Royaume de Belgique est un Etat fédéral. Officiellement, 6 gouvernements se partagent le pouvoir. La Communauté et la Région flamande, la Région wallonne, la Région de Bruxelles-Capitale, la Communauté française, la Communauté germanophone, cohabitant avec le Gouvernement Fédéral.
La conséquence de ce morcellement en Belgique est que non seulement les politiciens, mais également la population, perdent aussi bien un leadership fort qu'une politique homogène .
Les partis politiques d'extrême droite en Flandre, comme le Vlaams Belang ou la N-VA (la Nouvelle Alliance Flamande, presque aussi radical), veulent l'indépendance d'une république flamande et ainsi aboutir à la fin du Royaume de Belgique. Le quatrième pouvoir étatique, les médias, joue ce jeu sous la tutelle du ministre des médias flamand, M. Bourgeois (chez nous, les médias publiques sont également scindés).
En même temps, il faut remarquer que la N-VA se trouve dans un cartel avec le parti CD&V (Chrétien Démocratique et flamand). Ce parti est devenu, bien qu'il se dise "chrétien", nationaliste.
Tout ceci seulement pour esquisser le complexité du système belge, mais aussi son ingéniosité quant à ses fins : la scission du Royaume. En outre, il faut souligner, que les Belges ne souhaitent pas ce système, et ne l'ont jamais demandé. Ce sont les politiciens qui se sont donnés cette mission de scission, sans jamais consulter la population.
Finalement, le racisme, le manque fondamental de respect et l'intolérance sont à la base de ce souhait d'indépendance flamand. Le Vlaams Belang et la N-VA, qui récoltent, ensemble, 30% des électeurs néerlandophones, reprochent aux Belges francophones de vivre comme des paresseux et des profiteurs sur les frais des Flamands. Le Ministre-Président flamand Mr Leterme (CD&V) résume ceci avec les mots: "La Flandre porte la Wallonie comme un sac à dos rempli de pierres". Ces mots témoignent d'une politique haineuse et sont indignes d'un homme d'Etat ; ils ne font que témoigner d'une attitude inhumaine vis-à-vis des autres groupes linguistiques.
Pour stigmatiser cette situation des plus précaires et prouver mes propos, je dois vous parler de l'« Ijzerwake » (NDLR: 'marche de l'Yser'). Chaque année cette réunion est tenue au cours de l'avant-dernier week-end du mois août, dans le village de Steenstrate. Ce dernier se situe en province de Flandre Occidentale, dans le diocèse de Bruges. L'« Ijzerwake » est la réunion nationaliste flamande, où différents porte-paroles lancent énergiquement des appels à l'indépendance de la Flandre et ainsi à l'exclusion des allophones.
Steenstrate a été choisi comme lieu de recueillement du fait de la présence du monument des "frères van Raemdonck", érigé en souvenir des soldats flamands tombés pendant la Première Guerre Mondiale, soi-disant parce qu'ils ne comprenaient pas les ordres des officiers francophones.
L'ironie du sort est que les frères van Raemdonck sont morts lors d'un bombardement aux côtés de leur compatriote francophone Aimé Fievièz. Il partagent encore à l'heure actuelle le même cerceuil. Ce monument prouve bien l'hypocrisie de la pensée nationaliste flamande et devrait plutôt être un symbole belge.
Tous les Belges, francophones et néerlandophones se sont battus ensemble sous le drapeau Belge. La guerre n'a pitié de personne, quelle que soit l'appartenance linguistique. C'est la mémoire des soldats Belges tombés pour la patrie et leurs camarades en armes qu'on bafoue.
Une chose extrêmement choquante est que ces nationalistes flamands s'associent ouvertement aux collaborateurs du régime Nazi, qu'ils vénèrent comme des héros.
D'ailleurs, en 2005 dans ce lieu de culte, deux garçons, enveloppés dans le Drapeau Belge, ont été violemment attaqués. Ce qui démontre le caractère aggressif et haineux de cette réunion.
Le plus outrageant est que, lors de cet « Ijzerwake », nationaliste et rétrograde, où les appels à la désunion règnent, tout comme des cris de haine et de mépris, l'Eglise catholique procède à une célébration d'Eucharistie. Ceci est le noeud du problème et la raison de ce courrier : est-ce normal?
L'évêque de Bruges, Monseigneur Roger Van Gheluwe n'a pas répondu à mon courrier
Pour l'amour de Dieu, je vous demande que l'Eglise Catholique s'occupe à nouveau du développement de l'esprit de tolérance et de l'humanisme. Depuis plus de 175 ans, le Royaume de Belgique a été le garant d'une société pacifique, où la religion est vécue d'une façon libre, et nous ne désirons pas que cela soit détruit et que l'on se souvienne de la Belgique comme un terrible échec. Nous ne souhaitons pas que le Message de notre Seigneur, Jésus Christ, soit attaqué par des partis despotiques et autoritaires.
Veuillez agréer Saint-Pére, mes sentiments Chrétiens les meilleurs,
Ruben Cottenjé de Dauphin,
Président BUB Flandre Occidentale et Bruges
OÙ BIDULE S'APERCOIT QU'IL A DÉJÀ ÉCHANGÉ QUELQUES MOTS AVEC LE BEAU JEUNE HOMME DU PARTI UNITARISTE... ET DIRE QU'ON N'A MÊME PAS PARLÉ POLITIQUE... PFF!
LÀ, BIDULE REGRETTE VRAIMENT DE NE PAS POUVOIR VOTER EN FLANDRE!
YVES THIRAN, LE DIRECTEUR DE L'INFORMATION DE LA CHAINE PUBLIQUE BELGE ASSUME. POUR LUI, LA DOCU-FICTION DIFFUSÉE HIER SOIR A ÉTÉ UN ÉLECTROCHOC QUI BÉNÉFICIERA AU DÉBAT
MERCI À LA RTBF D'AVOIR PERMIS À BIDULE DE PARLER DE POLITIQUE BELGE. DEMAIN, ON REVIENDRA SANS DOUTE SE MOQUER DES FRANCAIS ET DE LEUR CAMPAGNE PRÉÉLECTORALE POUR LES PRÉSIDENTIELLES.
"C'est une faute de ne pas avoir prévenu d'emblée, clairement et en permanence, que l'émission sur la fin de l'Etat belge était pure fiction [...] Cette démarche a du coup totalement manqué l'objectif de réflexion de la population dans la mesure où les gens ont été soit émus, soit bouleversés et en tout cas distraits par l'hypothèse que l'on était dans le réel"
Charles Picqué,
Ministre-Président de la Région de Bruxelles Capitale
NOTE: CHARLES PICQUÉ A PARTICIPÉ À L'ÉMISSION BYE BYE BELGIUM DE LA RTBF, MAIS S'EST DÉCLARÉ SURPRIS PAR LA MÉTHODE ET LE PRODUIT FINI QUI NE CORRESPONDAIENT PAS À CE QU'ON LUI AVAIT ANNONCÉ.
"Des règles journalistiques de base ont été ignorées, comme l'indication d'images d'archives ou la mention des reconstitutions. Si la démarche journalistique peut emprunter les voies de la fiction, de la reconstitution ou même de la farce, c'est à condition d'assurer, clairement et sans ambiguïté pour le grand public, la transparence du procédé".
Communiqué de l'AJP,
Association Journalistes Professionnels.
"Nous n'avions pas l'intention de créer une telle émotion mais plutôt d'aborder une vraie question, qui préoccupe les citoyens dans leur attachement à la Belgique"
Jean-Paul Philippot,
Administrateur Général de la RTBF.
"Si tous ceux qui se sont laissés berner hier soir pouvaient prendre conscience du fait qu’on les abuse si facilement, pouvaient réaliser à quelle point leur passivité devant l’information est devenue dangereuse, et développer en conséquence quelques défenses critiques face au contenu médiatique... Or, c’est justement tout le reste du temps, quand elle ment par omission, quand elle manipule réellement l’opinion publique, ce qu’elle fait chaque jour, que la télévision est dangereuse. Avez-vous remarqué que l’option réunioniste, pourtant bien présente dans le sondage (46 % des Wallons déclarant spontanément vouloir la réunion à la France en cas de sécession... même si l'échantillon est totalement non-représentatif suivant l'IPSOS) n’a même pas été évoquée ?
Claude Thayse,
Membre du RWF-RBF, sur son blog.
NOTE : LE RWF-RBF EST UN PARTI QUI PLAIDE POUR LA "RÉUNION" DE LA WALLONIE ET DE BRUXELLES À LA FRANCE. CE PARTI PLUS FRANCAIS QUE FRANCAIS NE SE CONTENTE PAS DE PROPOSER UNE SOLUTION ENVISAGEABLE EN CAS DE SÉCESSION DU ROYAUME DE BELGIQUE. IL EST ÉGALEMENT RÉPUBLICAIN ET "CHEVÈNEMENTISTE" (C-À-D SOUVERAINISTE ET JACOBINISTE).
" On a caricaturé les positions flamandes, comme on le fait toujours dans les médias au sud du pays. Nos partis y sont décrits sans objectivité."
Yves Leterme,
Ministre-Président du Gouvernement flamand.
NOTE : MONSIEUR YVES LETERME A RÉCEMMENT FAIT SCANDALE EN DÉCLARANT AU JOURNAL FRANCAIS LIBÉRATION QUE LES FRANCOPHONES DE LA PÉRIPHÉRIE DE BRUXELLES NE DISPOSAIENT PROBABLEMENT PAS DES CAPACITÉS INTELLECTUELLES SUFFISANTES POUR APPRENDRE LE NÉERLANDAIS
" [...] malgré, ou à cause, des réactions outrées que l'émission provoque, Bye bye Belgium est une émission salutaire. Chacun doit se sentir concerné par le débat en cours. C'est de l'avenir du pays qu'il s'agit. À ceux qui aiment la Belgique de se faire entendre. "
Michel Konen, La Libre Belgique, le 14 décembre 2006.
"À un moment où notre pays est secoué par des volontés séparatistes, il est irresponsable et incivique de faire croire aux téléspectateurs du service public que les Flamands ont unilatéralement voté leur indépendance. Et, qui plus est, en mettant en cause la monarchie."
Elio Di Rupo,
Ministre-Président de la Région wallonne.
NOTE : MONSIEUR DI RUPO PRÉSIDE ÉGALEMENT LE PARTI SOCIALISTE FRANCOPHONE DONT SONT MEMBRES CHARLES PICQUÉ, LE MINISTRE-PRÉSIDENT DE LA RÉGION DE BRUXELLES-CAPITALE, ET JEAN-MARIE HAPPART, SÉNATEUR FÉDÉRAL. OR, CHARLES PICQUÉ ET JEAN-MARIE HAPPART ONT PARTICIPÉ AU CANULAR DE LA RTBF.
LA "DOCU-FICTION" DE LA RTBF QUI FAIT SCANDALE AUJOURD'HUI
IMAGINEZ DAVID PUJADAS INTERROMPRE LA DIFFUSION D'UNE ÉMISSION D'ENVOYÉ SPÉCIAL POUR ANNONCER UN COUP D'ÉTAT OU LA FUITE DE CHIRAC À VARENNE...
C'EST À PEU PRÈS CE QUI EST ARRIVÉ HIER SOIR EN BELGIQUE.
VEUILLEZ EXCUSER LA MAUVAISE QUALITÉ DES IMAGES.
APPAREMMENT, POUR AVOIR SAISI L'INSTANT EN DIRECT AVEC SON CAMÉSCOPE, CELUI QUI A POSTÉ CETTE VIDÉO SUR YOUTUBE ÉTAIT AU COURANT DE LA SUPERCHERIE.
MAIS 89% DES TÉLÉSPECTATEURS QUI ONT VU CES IMAGES HIER SOIR Y ONT CRU! PERSONNELLEMENT, DEUX PERSONNES NOUS ONT TÉLÉPHONÉ POUR NOUS ANNONCER, AVEC LA VOIX DES JOURS SOLENNELS, QUE LA BELGIQUE N'EXISTAIT PLUS.
PLUSIEURS DIPLOMATES ONT DÛ TRANSMETTRE UN DÉMENTI À LEUR GOUVERNEMENT D'ORIGINE.
CE MATIN, DANS LA PRESSE, LE CANULAR FAIT LA UNE DE TOUS LES JOURNAUX. LA CLASSE POLITIQUE EST UNANIME DANS LA CONDAMNATION DU PROCÉDÉ.
LE PATRON DE LA CHAÎNE PUBLIQUE EST CONVOQUÉ CHEZ LA MINISTRE DE L'AUDIOVISUEL. IL DÉFEND LE PROGRAMME EN REVENDIQUANT LE DEVOIR QU'A SA CHAÎNE D'ÊTRE UN "AGITATEUR D'IDÉES"...
LES JOURNALISTES EUX-MÊMES S'INTERROGENT SUR L'OPPORTUNITÉ D'UN TEL "CANULAR". EN TOUT CAS, L'IDÉE QUE LA FLANDRE PROCLAME UNILATÉRALAMENT SON INDÉPENDANCE NE SEMBLE PAS ABSURDE À 89% DES TÉLÉSPECTATEURS FRANCOPHONES.
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L'article paru sur le site du quotidien La Libre Belgique
La RTBF lâche une bombe
La chaîne publique a provoqué un vent de panique, mercredi soir. Une émission, camouflée en docu-fiction, a mis en scène la fin de la Belgique. Le procédé a heurté et dynamité le débat. Objectif visé par la RTBF...
Les téléspectateurs branchés sur la une (RTBF) pensaient vivre une soirée tranquille, mercredi. Avec un menu somme toute classique : "Questions à la une", suivi d'un prolongement de l'émission à succès "Moi, Belgique".
Sur le coup de 20h20, on a bien eu droit au générique de "Questions à la une"... A 20h21, l'image se brouille. On se retrouve brutalement projeté dans le studio du Journal télévisé pour une "émission spéciale", avec un François De Brigode d'humeur grave. En prélude, une brève mention barre l'écran : "Ceci n'est peut-être pas une fiction". Dans un coin du même écran, les plus attentifs auront peut-être déjà flairé la supercherie en repérant le logo du magazine "Tout ça (ne nous rendra pas le Congo)".
Le présentateur du JT balance alors l'info justifiant cette interruption des programmes : "La Flandre a proclamé unilatéralement son indépendance". En direct du Palais royal, le journaliste Frédéric Gersdoff enchaîne : le roi Albert II aurait annoncé son impossibilité de régner. Voire quitté le pays. "La Belgique a cessé d'exister", annonce un de ses collègues depuis le Parlement flamand. Le séparatiste flamand Jean-Marie Dedecker fait des petits bonds. Le wallingant Jean-Marie Happart n'est pas en reste.
A l'écran, un numéro d'appel est incrusté. Il sera pris d'assaut durant plus d'une heure. A la rédaction de "La Libre", des dizaines de coups de téléphones de gens ébahis. Et forcément crédules. Un forum lancé sur notre site Internet est, lui aussi, pris d'assaut. Les réactions sont très majoritairement indignées. Les premiers communiqués de presse de personnalités politiques tombent, avec la même indignation.
Peu avant 21 heures, un bandeau apparaît en bas d'écran : "Ceci est une fiction". La rumeur parle d'une intervention du Palais; on nous assure plutôt que le Palais a été averti quelques minutes avant la diffusion de la nature du programme...
"Pas un canular"
Tout a été rondement mené. Et pour cause : l'opération, tenue secrète jusqu'à 20h21, était en préparation depuis plusieurs mois au sein de la RTBF. Sa réalisation est l'oeuvre de Philippe Dutilleul, habitué de reportages dans les magazines "Strip-Tease" et "Tout ça". "Ce n'est pas un canular mais un documentaire-fiction ayant pour but de susciter le débat", assurera-t-il plus tard lors d'un débat. Jean-Paul Philippot, patron de la RTBF, abondera dans le même sens : "Notre travail est de décoder, montrer, donner des clés pour se faire sa propre opinion. La démarche est journalistique". Au même moment, la ministre de l'Audiovisuel Fadila Laanan (PS) annonce la convocation de M.Philippot. La bombe ertébéenne pourrait encore faire des dégâts.
Appels à la rédaction, GSM survoltés : durant 40 minutes, la panique. C'est une blague de très mauvais goût ? Ou un choc salutaire ?
Penchons pour la seconde hypothèse. Le choc est, d'abord, révélateur. Un tel canular était inimaginable il y a quelques années. Le sujet était tabou. Evoquer la « Belgique-requiem », comme « Le Soir » l'avait fait, était très mal accueilli. Le cauchemar, on le refoulait. Le fantasme flamand, on le banissait. On préférait se réfugier dans la sécurité myope du « ça n'arrivera jamais ».
Le tabou est levé. Les revendications, les ultimatums, les mesquineries flamandes sont poussés si loin que les francophones disent : « Halte-là. » Et osent imaginer une réplique. Qu'une TV de service public échafaude une telle fiction, c'est un signe.
Un signe aussi, que la fiction devient vraisembable. Tant y ont cru. Ont cherché à se rassurer. Avouent qu'ils ont eu peur. « Cela m'a forcé à réfléchir », dit un téléspectateur.
Ouf ! Les caucus communautaires viennent de sauter à la tête des gens. L'institutionnel, ce mot-repoussoir, joue au choc des photos. La politique crève l'écran. On pige, d'un seul coup, ce que veulent ces partis flamands aux sigles imprononçables. Le confédéralisme ? L'autonomie poussée à son paroxysme ? Voilà, les gars, on vous explique ce qui se pourrait se passer.
Une sécession, c'est une nouvelle frontière, une coupure entre deux villages, un tram qui s'arrête, des voisins qui ne sont plus du même pays. Des amis qui deviennent des étrangers.
La décision flamande de couper les amarres de la solidarité, ce sont des hôpitaux wallons à la diète, des médecins qui s'expatrient, le social qui se fissure, le Sud qui bascule dans la précarité.
L'indépendance proclamée par la Flandre, c'est la Belgique qui joue à la blague belge, les institutions européennes qui se font la malle, notre culture rétrécie de moitié, notre réputation internationale dissoute dans le grand-guignol.
Avouons-le. On n'est pas fâché de voir se ridiculiser les obsédés de l'indépendance. Ces drapeaux au lion, s'agiter, hystériques, comme dans les courses cyclistes. Ces survoltés du chant flamand se prendre pour des Corses. Cette Flandre (trop) sûre d'elle qui se choisit comme capitale Malines, parce que Bruxelles n'en veut pas.
Ce n'est qu'une amorce. Place au débat. A la politique. Elle ne s'est pas ridiculisée. Elle s'est imposée.
OÙ, DANS L'URGENCE D'UN ÉVÉNEMENT MÉDIATIQUE EN COURS, BIDULE ABANDONNE LES MAJUSCULES POUR CITER UN VIEIL ARTICLE DE 2004.
Jamais, sans doute, depuis que l'Etat belge existe, le gouvernement n'aura affiché une telle impuissance. Davantage que la complexité des institutions, c'est l'absence de volonté de vivre ensemble qui en est responsable. De plus en plus, le monde politique flamand est tenté d'en finir avec la Belgique. Etat des lieux et perspectives
On a tout essayé, en vain. Aujourd'hui, le constat s'impose : rien ne va plus au royaume de Belgique. Il faut donc passer à autre chose. » Ces mots-là, on les entend régulièrement dans les milieux politiques flamands. Mais aussi - c'est nouveau - ci et là dans les rangs francophones. L'actualité de ces dernières semaines a, en effet, révélé l'ampleur de la paralysie de l'Etat belge. Prenons le mauvais feuilleton DHL, qui a figé pendant de longues semaines l'action des gouvernements fédéral, flamand et bruxellois. La problématique du développement des activités nocturnes de la société de courrier express aurait dû susciter une réflexion intéressante sur l'arbitrage à effectuer entre emploi, qualité de vie et sécurité. Au lieu de cela, elle a viré à la joute communautaire la plus caricaturale : les emplois offerts par la société de courrier express ont été qualifiés de « flamands » ; les nuisances sonores, de « francophones ». La question aurait dû se résoudre par une négociation entre les différents niveaux de pouvoir. Elle a, au contraire, débouché sur un conflit d'intérêts entre Bruxelles, la Flandre et le gouvernement fédéral. Revenons à l'élaboration du budget de l'Etat pour 2005, qui s'est clôturée le 12 octobre, après une nouvelle série de négociations marathons. Abordait-on les efforts financiers à consentir dans le budget de la sécurité sociale ? Davantage qu'à des crispations idéologiques entre la « gauche » et la « droite », ce chapitre a donné l'occasion aux libéraux et aux socialistes flamands de se répandre sur l'absence d'inclination francophone à limiter les dépenses. Pis ! Le gouvernement de Guy Verhofstadt a inclus dans son épure budgétaire les efforts d'assainissement à consentir par les entités fédérées, sans juger bon de les consulter au préalable. Cette nouvelle manifestation du « sentiment de supériorité » à l'égard des échelons fédérés que manifeste le niveau fédéral n'a pas plu, mais vraiment pas, aux Régions et aux Communautés. Pas davantage à la Flandre - fâchés, ses représentants ont menacé de boycotter le Forum institutionnel - qu'aux institutions francophones, déjà proches de l'étranglement financier... mais que les Flamands sont toujours prompts à qualifier de « gaspilleuses ».
Tous les sujets inscrits à l'agenda gouvernemental revêtent donc un aspect communautaire. Sans exception. En 1999, au lendemain d'élections législatives qui allaient présider à la mise en place d'un gouvernement « arc-en-ciel » (composé des socialistes, des libéraux et des écologistes), certains responsables politiques - parmi lesquels Verhofstadt lui-même - n'avaient-ils pas prédit la fin des vieilles habitudes, l'oubli des affrontements Nord-Sud et l'avènement d'une ère nouvelle ? « On jurait, alors, que les clivages communautaires étaient dépassés, rappelle le politologue Pascal Delwit (ULB). Aujourd'hui, force est de constater qu'il n'en est rien, au contraire. Le communautaire s'est insinué partout, au point de rendre la Belgique ingouvernable. »
Ce mardi 19 octobre, on a installé le fameux « Forum » institutionnel, qui débouchera peut-être sur une nouvelle réforme de l'Etat. Le « spectacle de piètre qualité » - pour reprendre les termes que le Premier ministre a lui-même utilisés dans son discours de rentrée - offert par le monde politique, ces dernières semaines, incite certains à réclamer que l'on se penche, une nouvelle fois, sur le fonctionnement des institutions. Cette préoccupation semble d'autant plus fondée que, depuis juin 2004 et pour la première fois depuis l'élection directe des parlements régionaux, les gouvernements fédéral, wallon, flamand et bruxellois sont composés de « familles » politiques différentes. Et, par conséquent, les présidents de parti ne peuvent plus user de leur influence pour exhorter « leurs » représentants aux différents échelons de pouvoir à parler d'une même voix. C'est ainsi que Frank Vandenbroucke (SP.A), vice-président du gouvernement flamand, plaidait mardi, dans une tribune libre publiée dans les journaux du Nord, en faveur de la mise en place d'une coalition tripartite traditionnelle à l'échelon fédéral (socialistes, libéraux et sociaux-chrétiens), à l'image de la composition de l'exécutif nordiste : la seule manière, d'après lui, de mettre fin à l'imbroglio politique actuel et aux tensions entre les responsables politiques flamands. Reste que ce vibrant appel risque de déstabiliser davantage encore l'attelage gouvernemental, déjà extrêmement fragilisé...
Autre facteur de panne : en l'absence de partis « fédéraux », les responsables politiques du Nord n'ont aucun compte à rendre aux électeurs francophones, et vice versa. Tous les coups contre l'autre « camp » linguistique sont donc permis : aucun d'entre eux ne risque la sanction électorale. Fait aggravant : depuis que les scrutins fédéral et régional ont été découplés, la Belgique vit dans un climat de campagne électorale permanente, émaillée de joutes communautaires. On voit mal, cependant, comment remédier à cette situation : un beau casse-tête en vue pour les négociateurs du Forum, qui ont inscrit ce point à l'ordre du jour. Et ce n'est pas tout : les réformes de l'Etat successives ayant divisé certaines compétences entre les différents échelons de pouvoir, et ce parfois au mépris de la logique la plus élémentaire, les occasions de désaccord sont effectivement fort nombreuses. Comble de l'absurdité ? Il n'a pas été prévu de « hiérarchie des normes », c'est-à-dire d'arbitrage en cas de blocage. On a vu, avec le dossier DHL notamment, à quels dysfonctionnements pareille imprévoyance pouvait mener. Alors, faut-il regrouper vers le « haut », c'est-à-dire vers le gouvernement fédéral ? Ou vers le « bas », à savoir les entités fédérées ? Certains, dans les rangs francophones, ont voulu croire qu'il était possible de « refédéraliser » certaines compétences. Cette suggestion fait doucement sourire, au nord du pays, où l'on parie au contraire sur le délitement de l'Etat fédéral.
Car il est un point sur lequel on ne reviendra pas : désormais, le mouvement flamand est presque intégralement autonomiste, voire séparatiste. L'idéologie nationaliste s'est infiltrée partout. Les libéraux eux-mêmes, ainsi qu'une bonne partie des socialistes, autrefois pourtant peu portés au radicalisme communautaire, ont basculé, rejoignant les sociaux-chrétiens traditionnellement « durs » et les représentants de Spirit et de la NV-A, deux partis issus de la défunte Volksunie. Ce glissement n'est évidemment pas sans rapport avec les succès du Vlaams Blok, désormais pointé comme premier parti de Flandre dans les sondages d'opinion. Le leitmotiv de la classe politique du nord du pays ? La Flandre est une région moderne et performante, dont l'envol est freiné par les francophones. Derrière le relevé pointilleux des « transferts », se révèle un fort sentiment national qui arme la conviction que les Flamands, maîtres de leur destin, se gouverneraient mieux après s'être défaits de la Wallonie, non seulement parce que celle-ci est « pauvre », mais aussi parce qu'elle est « socialiste ». Et peu importe qu'il s'agisse d'une caricature. Peu importe que le PS - lequel, il est vrai, est en partie responsable de l'état de la Wallonie - soit en voie de renouvellement : l'image est solidement ancrée dans les esprits. « De part et d'autre de la frontière linguistique, on ne se connaît plus, résume Luc Cortebeeck, président de la CSC. On ne sait l'un de l'autre que ce qu'en disent les éditorialistes et les responsables politiques. Lesquels usent volontiers de la caricature et de la provocation comme mode d'expression médiatique. Les seuls endroits où Flamands et francophones discutent encore ensemble sont les mutuelles et les syndicats. » Ces structures importantes restent, en effet, à l'écart des pressions centrifuges. Elles font rarement la Une des médias, mais n'en sont pas moins très influentes : il ne faut sans doute pas sous-estimer leur capacité de pression.
Il ne faut pas, non plus, confondre le monde politique et les citoyens qu'il est censé représenter. Une enquête parue simultanément dans Vers l'Avenir et Het Nieuwsblad vient encore de le confirmer : dans leur grande majorité, les Belges - Flamands et francophones - ne souhaitent pas la disparition de l'Etat belge. Il n'empêche : 75 % des électeurs du nord du pays votent en faveur de formations politiques confédéralistes, voire ouvertement séparatistes. La peur de l'étranger et l'allergie à la différence sont venues alourdir le paquet. Ainsi, les responsables politiques nordistes ne ratent jamais une occasion d'exprimer leur volonté de légitimer le célèbre slogan... du Vlaams Blok : « Eigen volk eerst ». Deux exemples récents : les chauffagistes francophones sont désormais obligés de passer un test de néerlandais pour avoir le droit d'entretenir la chaudière de leurs clients flamands. Et Mario Keulen (VLD), ministre flamand de l'Intégration, voudrait imposer l'apprentissage de la langue de Vondel à tout allochtone épousant un(e) Flamand(e) ou un citoyen européen résidant en Flandre...
Dans un tel contexte où s'entremêlent, en Flandre, la volonté d'une plus grande autonomie financière et politique, l'égoïsme, le repli sur soi, un reste de complexe culturel, une grande irritation vis-à-vis des francophones et le constat d'un mauvais fonctionnement des institutions, la suite des événements est, malheureusement, assez prévisible. « Ce n'est pas à une crise de régime que nous assistons, mais bien à une crise d'existence de l'Etat, insiste l'ancien ministre François Perin qui, durant les années 1960 et 1970, a contribué à l'évolution de la Belgique vers un Etat fédéral. Les crises de régime surviennent à l'occasion d'un bouleversement du mode de fonctionnement d'un système politique et de l'instauration de nouvelles règles : ce n'est pas cela qui se passe, aujourd'hui, en Belgique. Ce à quoi nous assistons, chez nous, c'est à l'impuissance des institutions à prendre encore des décisions en faveur du bien commun. Cela, c'est la fin de l'Etat... »
Le risque est donc grand qu'un jour, au lendemain d'élections et de négociations particulièrement houleuses, la formation d'un nouveau gouvernement fédéral devienne impossible. Et que les Flamands, aussi irrités qu'enflammés, se retrouvent au Vlaamse Raad (le parlement flamand) pour y proclamer l'indépendance de la Flandre. Ce jour-là, les Wallons devront faire leurs comptes et, peut-être, choisir un pays voisin avec lequel ils voudront - ou devront - unir leur destin. Il y a fort à parier, en effet, que l'état des finances wallonnes ne leur permettra pas de s'assumer seuls. La perspective d'une Wallonie exsangue donne d'ailleurs du grain à moudre, au Nord, à ceux qui refusent de cautionner l'aventure séparatiste. Herman De Croo (VLD), président de la Chambre des représentants, faisait récemment les déclarations suivantes à l'hebdomadaire Knack : « Un tiers des Wallons vivent de l'argent de l'Etat, je le sais. Mais, si nous leur enlevons ces quelques milliards d'euros, nous trouverons à nos frontières un petit peuple appauvri. Que se passera-t-il alors ? Le risque d'insécurité sera encore plus grand pour les Flamands. » Des propos qui en disent long sur l'état d'esprit qui prévaut de l'autre côté de la frontière linguistique... En Wallonie, cette suffisance fait bondir. Un sursaut de dignité pousse certaines éminences à déclarer que, moyennant des décisions sans doute douloureuses, les Wallons - avec ou sans les Bruxellois - pourront faire face à leur indépendance forcée et assumer « toutes les attributions d'une nation », pour paraphraser Elio Di Rupo en personne, le président du PS. Sans doute un bel exemple de méthode Coué...
Quoi qu'il en soit, le jour venu, francophones et Flamands devront sans doute se partager les oripeaux de l'ancienne Belgique. Au menu, notamment, le sort de Bruxelles et celui de la dette publique. Ces sujets s'annoncent particulièrement délicats : ce que chacun proposera alors paraîtra sans doute inacceptable pour l'autre. Certains, au nord du pays, s'attellent déjà à déminer le terrain, histoire de ne pas entraver la belle avancée de la Flandre vers son destin. Ainsi, d'éminentes personnalités réunies au sein du groupe de réflexion « De Warande » - du nom du prestigieux hôtel de maître qui abrite leurs cogitations, à côté du parc de Bruxelles - planchent, depuis des mois, sur les scénarios de la partition de l'Etat belge. Tous les deux mois, une trentaine d'intellectuels, de financiers (parmi lesquels Remi Vermeiren, l'ancien patron de la KBC), d'entrepreneurs, de journalistes, de consultants d'entreprise et de membres des centres d'études des partis nordistes font le point sur l'état d'avancement de leurs travaux. Dans quelques semaines, ils devraient publier un document - un manifeste ? - déclinant les bonnes raisons d'en finir avec la Belgique. Suivront, l'année prochaine, une série de propositions sur l'organisation concrète de la séparation des biens.
« Si vous voulez comprendre la Belgique, disait, il y a quelques années, l'ancien ministre Mark Eyskens (CD&V), il faut y avoir vécu pendant trois siècles. » La Flandre ne nous en laissera probablement pas le temps...
PROPAGANDE DE L'UMP : LE CLIP ORIGINAL DE JANVIER 2005
EN RÉACTION À LA PARODIE DU CLIP DE PROPAGANDE DE L'UMP QUE BIGWOLF A EU LA BONNE IDÉE DE NOUS COMMUNIQUER, VOICI LE CLIP ORIGINAL, QUE NOUS TROUVONS PERSONNELLEMENT À LA FOIS PLUS RIDICULE ET PLUS EFFRAYANT QUE SA PARODIE.
LE DISCOURS DATE DE JANVIER 2005. RÉALISÉ EN DEHORS DE TOUTE CAMPAGNE ÉLECTORALE POUR LES PRÉSIDENTIELLES, CE CLIP EST CENSÉ "VENDRE" LES IDÉES D'UN PARTI. POURQUOI AVONS-NOUS ALORS CETTE IMPRESSION QUE C'EST SON PORTE-PAROLE LUI-MÊME QU'ON CHERCHE À GLORIFIER?
POURQUOI EN JANVIER 2005, EN PLEIN DÉBAT SUR LE TCE, NICOLAS SARKOZY DISAIT-IL DÉJÀ "JE SUIS PRÊT"?
BIEN SÛR, C'EST DE L'HUMOUR FLAMAND... BIEN SÛR, VU DE L'EXTÉRIEUR, IL EST DIFFICILE D'Y DISTINGUER LE PREMIER DEGRÉ BON ENFANT DE L'IRONIE... MAIS NOUS NE VOUS SOUMETTONS POINT CE CLIP (PARODIANT J'AIME LA VIE DE SANDRA KIM, LA CHANSON QUI FIT GAGNER LA BELGIQUE À L'EUROVISION 1986) POUR LE GAG.
NOUS VOUS LE TRANSMETTONS À DES FINS DOCUMENTAIRES.
TOUT D'ABORD, CE CLIP HUMORISTIQUE EST DESTINÉ À FAIRE RIRE UNE CERTAINE PARTIE DU PAYS EN UTILISANT DES CLICHÉS SUR L'AUTRE PARTIE DU PAYS. (DIEU MERCI! ICI LES CLICHÉS SONT TOURISTIQUES ET PLUTÔT POSITIFS.) LA WALLONIE Y EST PRÉSENTÉE À LA FLANDRE COMME UN PAYS ÉTRANGER.
ENSUITE, L'HUMORISTE FLAMAND CHANTE INTÉGRALEMENT EN FRANCAIS. CELA SIGNIFIE NON SEULEMENT QU'IL EST CAPABLE DE S'EXPRIMER DANS LA LANGUE DE MOLIÈRE, MAIS AUSSI QU'IL CONSIDÈRE COMME UN FAIT ACQUIS QUE SON PUBLIC (FLAMAND) COMPREND LE FRANCAIS. LES SOUS-TITRES EUX-MÊMES SONT EN FRANCAIS. EN WALLONIE, L'INVERSE SERAIT PARFAITEMENT INCONCEVABLE.
ENFIN, ON NOTERA QUE LES WALLONS CONNUS EN FLANDRE NE SONT PAS CEUX DONT ON PARLE EN FRANCE. ROB CITE DES JOUEURS (ENZO SCIFO, MBO ET ÉMILE MPENZA) ET L'ANCIEN ENTRAÎNEUR DE L'ÉQUIPE NATIONALE (ROBERT WASEIGE) DE FOOTBALL, UN IMPORTANT RESPONSABLE POLITIQUE (LE MINISTRE-PRÉSIDENT DE LA RÉGION WALLONNE ELIO DI RUPO) ET LA PRINCESSE MATHILDE (D'UDEKEM D'ACOZ).
BREF, DE LÀ À EN CONCLURE QUE L'UNITÉ DE LA BELGIQUE NE REPOSE QUE SUR LE FOOT, LES FRITES, LA BIÈRE ET LA FAMILLE ROYALE...
LE VLAAMS BLOK (LE BLOC FLAMAND) N'EXISTE PLUS. IL A EN EFFET ÉTÉ DISSOUT PAR DÉCISION DE JUSTICE POUR CAUSE D'INCITATION À LA HAINE RACIALE. LE PARTI S'EST DONC RECONSTITUÉ SOUS UN AUTRE NOM : VLAAMS BELANG (LA LIGUE FLAMANDE). MALGRÉ CE CHANGEMENT DE NOM, IL EST EN PASSE DE DEVENIR LA PREMIÈRE FORCE POLITIQUE DU NORD DU PAYS. JUSQU'À PRÉSENT ÉCARTÉ DU POUVOIR GRÂCE À LA COALITION DES PARTIS DÉMOCRATIQUES, IL CONTINUE À GAGNER EN PUISSANCE...
MAIS QUI DONC SONT LES CITOYENS QUI ACCORDENT LEUR CONFIANCE AUX HÉRITIERS DES COLLABOS DU IIIE REICH?
ÉLÉMENT DE RÉPONSE AVEC CETTE FAMILLE D'ORIGINE JUIVE À ANVERS, OÙ L'EXTRÊME DROITE EST LA PREMIÈRE FORCE POLITIQUE DE LA VILLE.
STEVE STEVAERT EST LE PRÉSIDENT DU PARTI SOCIALISTE FLAMAND (SPa). ELIO DI RUPO EST LE PRÉSIDENT DU PS DE BELGIQUE FRANCOPHONE. FRANCOIS HOLLANDE EST LE COMPAGNON DE SÉGOLÈNE ROYAL.
OÙ BIDULE ABANDONNE UN TEMPS LES MAJUSCULES POUR CITER UN ASSASSIN.
MATINÉE D'IVRESSE
Ô mon Bien ! Ô mon Beau ! Fanfare atroce où je ne trébuche point ! Chevalet féerique ! Hourra pour l'œuvre inouïe et pour le corps merveilleux, pour la première fois ! Cela commença sous les rires des enfants, cela finira par eux. Ce poison va rester dans toutes nos veines même quand, la fanfare tournant, nous serons rendus à l'ancienne inharmonie. Ô maintenant, nous si dignes de ces tortures ! rassemblons fervemment cette promesse surhumaine faite à notre corps et à notre âme créés : cette promesse, cette démence ! L'élégance, la science, la violence ! On nous a promis d'enterrer dans l'ombre l'arbre du bien et du mal, de déporter les honnêtetés tyranniques, afin que nous amenions notre très pur amour. Cela commença par quelques dégoûts et cela finit, - ne pouvant nous saisir sur-le-champ de cette éternité, - cela finit par une débandade de parfums.
Rire des enfants, discrétion des esclaves, austérité des vierges, horreur des figures et des objets d'ici, sacrés soyez-vous par le souvenir de cette veille. Cela commençait par toute la rustrerie, voici que cela finit par des anges de flammes et de glace.
Petite veille d'ivresse, sainte ! quand ce ne serait que pour le masque dont tu nous as gratifiés. Nous t'affirmons, méthode ! Nous n'oublions pas que tu as glorifié hier chacun de nos âges. Nous avons foi au poison. Nous savons donner notre vie tout entière tous les jours.
Voici le temps des ASSASSINS.
Arthur RIMBAUD
ASSASSIN : ÉTYM. de l’arabe hachchâchî, ‘buveur de hachisch’, nom des fidèles du Vieux de la Montagne qui rançonnaient les voyageurs.
POUR SON INACTION EN AFRIQUE, POUR NE PAS AVOIR PARTICIPÉ AU COMPLOT CONTRE HITLER, POUR AVOIR LAISSÉ MOURIR PHILIPPE NOIRET SANS INTERVENIR, BIDULE MAJUSKULL AVOUE :
"OUI,
NOUS AVONS ÉTÉ
UN ASSASSIN"
(MAIS SEULEMENT AU MÊME TITRE QU'ARTHUR RIMBAUD ET JEAN-PAUL II)
OK! C'EST BON MAINTENANT! IL SAIT QU'IL ENTAME SA TRENTIÈME ANNÉE!
TOUS LES 8 DÉCEMBRE, C'EST PAREIL! MÊME SON PATERNEL PENSE À LUI ENVOYER UN SMS! C'EST DIRE!
43% DES WALLONS VOTERAIENT SÉGOLÈNE... MAIS CERTAINS D'ENTRE EUX VOTENT AUSSI POUR LA STARAC
VENDREDI 1er DÉCEMBRE DERNIER, LA UNE DU JOURNAL "VERS L'AVENIR" ÉTAIT CONSACRÉE À UN SONDAGE EXCLUSIF MENÉ AUPRÈS DE 400 WALLONS... ON Y APPRENAIT QUE 43% DES WALLONS VOTERAIENT POUR MADAME ROYAL CONTRE 33% POUR MONSIEUR SARKOSY. SEULS 15% (PROBABLEMENT PARMI CEUX QUI S'INTÉRESSENT VRAIMENT AUX IDÉES) AURAIENT CITÉ UN AUTRE NOM.
APRÈS NOUS ÊTRE DANS UN PREMIER TEMPS CHOQUÉ DE CE QU'UN TEL NON-ÉVÈNEMENT FASSE LA UNE D'UN QUOTIDIEN BELGE (À LA VEILLE DE LA GRANDE MANIFESTATION POUR L'EMPLOI ORGANISÉE EN SOLIDARITÉ AVEC LES 4000 FUTURS EX-TRAVAILLEURS DE VW-FOREST), NOUS NOUS SOMMES LAISSÉ PRENDRE AU PIÈGE DE LA STRATÉGIE ÉDITORIALE DU JOURNAL ET NOUS NOUS SOMMES ARRÊTÉ POUR EN PARCOURIR LES 3 PAGES COMPLÈTES CONSACRÉES AU SUJET.
NON, MESDAMES, MESSIEURS, CE SONDAGE EXCLUSIF CONSACRÉ AUX ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES FRANCAISES N'AVAIT RIEN DE DÉPLACÉ! LES FRANCOPHONES DE BELGIQUE SE PASSIONNENT RÉELLEMENT POUR LA POLITIQUE FRANCAISE. (ET DE FAIT, NOUS AVONS SURPRIS DEUX DE NOS ÉLÈVES EN TRAIN DE DISCUTER DE "À VOUS DE JUGER" VENDREDI MATIN. L'UN D'EUX AVAIT NOTÉ UN CERTAIN CHANGEMENT CHEZ SARKO. "IL AVAIT L'AIR PLUS RELAX QUE D'HABITUDE"). ELIO DI RUPO, LE PRESIDENT DU P.S. FRANCOPHONE (ET ACCESSOIREMENT, MINISTRE-PRÉSIDENT OU MONARQUE ABSOLU DE LA REGION WALLONNE), A MÊME DÉCLARÉ QU'IL RESSENTAIT UN "EFFET SÉGOLÈNE" SUR L'OPINION PUBLIQUE WALLONNE...
LE P.S. WALLON, ENCOMBRÉ PAR DE MULTIPLES SCANDALES (ABUS DE BIENS SOCIAUX, FAVORITISMES DANS L'ATTRIBUTION DE MARCHÉS PUBLICS,...) SE MET DÉJÀ À RÊVER : "ET SI SÉGOLÈNE POUVAIT NOUS FAIRE OUBLIER QUE LA POLITIQUE, C'EST UNE AFFAIRE DE RESPONSABILITÉS, DE GESTION SAINE ET DE RÉSULTATS OBSERVABLES... ET SI LE SYSTÈME ÉLECTORAL FRANCAIS, QUI ENCOURAGE LA CONFRONTATION SPECTACULAIRE DE DEUX GRANDS ADVERSAIRES (COMME LORS D'UN MATCH DE CATCH), ET SI CE SPECTACLE VENU DU SUD INFLUENCAIT L'OPINION À L'ÉGARD DES SOCIALISTES DE CHEZ NOUS..? INUTILE DE SE CASSER LA TÊTE POUR TROUVER DES EXPLICATIONS COMPLEXES. IL SUFFIRAIT DE LAISSER PARLER L'IMAGE..."
CAR TOUT LE MONDE SAIT QUE L'ÉLECTEUR MOYEN NE COMPREND RIEN À LA GESTION DE L'ÉTAT... TOUT LE MONDE N'A PAS FAIT SCIENCES-PO OU L'ENA... CA SE SAURAIT! SI ON VOTE, C'EST POUR QUE DES PLUS MALINS QUE NOUS S'OCCUPENT DES AFFAIRES AUXQUELLES ON NE COMPREND RIEN. ALORS... S'IL FAUT CHOISIR ENTRE DEUX GRANDS MALINS, AUTANT LE FAIRE POUR CELUI QUI NOUS APPARAIT LE MOINS NERVEUX, LE PLUS SOURIANT, LE PLUS ACCUEILLANT... EN UN MOT : LE PLUS SYMPATHIQUE.
POURTANT, QU'ON NE S'Y TROMPE PAS, POUR 80% DES WALLONS INTERROGÉS, LE RÉSULTAT DES ÉLECTIONS FRANCAISES DE MAI 2007 N'AURAIENT PAS TELLEMENT D'EFFETS SUR LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES BELGES DE JUIN 2007. ON NE S'INTÉRESSERAIT DONC AUX DÉBATS FRANCAIS QUE POUR LE GLAMOUR, LE STRASS ET LES PAILLETTES...
LE SEUL DANGER REDOUTÉ PAR LES POLITICIENS BELGES (EN PARTICULIER LES LIBÉRAUX ET LES CENTRISTES), C'EST QUE LE SPECTACLE FRANCAIS VIENNE VOLER LA VEDETTE AU NÉCESSAIRE DÉBAT D'IDÉES DE LA CAMPAGNE ÉLECTORALE BELGE.
PERMETTEZ-NOUS MAINTENANT DE REMETTRE UNE CERTAINE PENDULE À L'HEURE...
SUITE À L'INVESTITURE TRIOMPHANTE DE MADAME ROYAL COMME CANDIDATE DU PARTI SOCIALISTE AUX PRÉSIDENTIELLES FRANCAISES, ON NOUS PARLE D'UN "EFFET SEGOLÈNE" EN BELGIQUE...
PARDON! EXCUSEZ-NOUS DE NOUS ELEVER CONTRE CE QUI EST UN PARFAIT ANACHRONISME!
SI MADAME ROYAL A SI BRILLAMMENT RÉUSSI SES "PRIMAIRES" (PERSONNELLEMENT, NOUS AVONS RÉUSSI NOS PRIMAIRES AVEC PLUS DE 66%, MAIS CA A FAIT MOINS DE BRUIT DANS LA PRESSE À L'ÉPOQUE), C'EST LA CONSÉQUENCE DIRECTE DE L'IMPACT PLANÉTAIRE DE LA DAERDEN-MACHINE
MICHEL DAERDEN A TRIOMPHALEMENT REMPORTÉ LES ÉLECTIONS MUNICIPALES DANS SA COMMUNE DE ANS (EN RÉGION LIÉGEOISE) AVANT LA VICTOIRE DE MADAME ROYAL AU SEIN DE SON PARTI. TAPEZ "DAERDEN" SUR YouTube SI VOUS DOUTEZ ENCORE DE L'EFFICACITÉ MÉDIATIQUE D'UNE TELLE PERSONNALITÉ. MICHEL DAERDEN NOUS APPREND QUE POUR GAGNER DES ÉLECTIONS, IL FAUT D'ABORD REJOINDRE LES GENS LÀ OÙ ILS SONT... LES PREUVES DE COMPÉTENCE SONT SECONDAIRES, N'EST-CE PAS, PUISQU'ELLES NE VIENNENT QU'APRÈS, AVEC L'EXERCICE DU POUVOIR...