18/01/2007

18/01/07 - 22:04

UN TÉLÉFILM SUR LE POUVOIR DES MÉDIAS

DEMAIN SUR ARTE, À 20H40, NE MANQUEZ PAS

POISON D'AVRIL DE WILLIAM KAREL


LA CAMPAGNE POUR LES PRÉSIDENTIELLES DE 2002 VUE DEPUIS LA RÉDACTION D'UNE CHAÎNE DE TÉLÉ AVEC DEUX MAGNIFIQUES COMÉDIENS BELGES, OLIVIER GOURMET ET PATRICK DESCAMPS (MAIS AUSSI BRUNO TODESCHINI ET ANNE BROCHET)


PATRICK DESCAMPS DANS LA MUSICA DEUXIÈME
AU THÉÂTRE JEAN VILAR DE LOUVAIN-LA-NEUVE


Début mars 2002. Simon (Bruno Todeschini), arriviste cynique, est engagé comme directeur de l'information d'une chaîne de télévision, avec pour mission de reprendre en main la rédaction en période d'élection présidentielle et de faire remonter l'audience. Il a posé ses conditions : les pleins pouvoirs. Toute la rédaction, qui redoute la venue de Simon, compte sur Charles (Olivier Gourmet), le rédacteur en chef du journal télévisé, pour freiner ses dérives dans la course à l'Audimat. Mais, appelé d'urgence au chevet de son père, Charles doit laisser son équipe aux prises avec Simon. Celui-ci, s'alignant sur les autres chaînes, veut faire de l'insécurité le coeur du débat politique...

VOIR LA BANDE ANNONCE


L'insécurité commence à 20 heures
Le film se déroule du 5 mars au 21 avril 2002, c'est-à-dire du sondage créditant Le Pen de moins de 8 % des intentions de vote jusqu'à l'élimination de Lionel Jospin au second tour de la présidentielle. Pendant ces deux mois de campagne, le thème de "l'insécurité" fait la une de tous les journaux télévisés. Un matraquage médiatique où cohabitent des images de voitures en flammes (aussi bien en France qu'à Jérusalem), la tuerie de Nanterre, les vrais-faux faits divers, les micros-trottoirs tronqués et les petites phrases montées en épingle. Par le biais d'une fiction très vraisemblable, William Karel décortique les pratiques de ces journalistes qui sont prêts à toutes les manipulations pour faire grimper l'audience. L'affrontement de deux conceptions professionnelles, incarnées avec force par Olivier Gourmet et Bruno Todeschini, permet de comparer deux versions d'un même fait - au téléspectateur d'apprécier ensuite l'information qui lui est servie sur le plateau du 20 heures. La dimension documentaire de Poison d'avril, parfaitement maîtrisée, nous fait revivre avec une vive émotion ces heures cruciales d'avril 2002. Dans cette reconstruction, qui mêle aussi bien les vrais épisodes de la campagne électorale que les analyses politiques du réalisateur, les candidats Jospin, Chirac et Le Pen ainsi que les présentateurs de TF1 et de France 2 tiennent parfaitement leur rôle. Un rôle mis en lumière avec le recul nécessaire, mais sans complaisance.

INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES

LE RÉALISATEUR, WILLIAM KAREL, S'ÉTAIT JUSQU'À PRÉSENT ILLUSTRÉ COMME DOCUMENTARISTE. ON LUI DOIT LE MONDE SELON BUSH ET C.I.A. : GUERRES SECRÈTES.

EN TOUT CAS, BIDULE SERA CURIEUX DE VOIR SI L'ANALYSE DE CE RÉALISATEUR SANS CONCESSION CORROBORE CELLE DU PRÉSIDENCIABLE MONSIEUR FRANCOIS BAYROU... VA-T-ON À NOUVEAU VOIR LE DÉBAT POLITIQUE CONFISQUÉ AU PROFIT DU SPECTACLE?

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